Et si apprendre près de chez soi devenait plus simple ?
Dans un territoire où se former rime souvent avec partir loin, abandonner ou renoncer, Icifornie invente un métier inédit : concierge de formation solidaire. Son rôle ? Ouvrir les portes de l’apprentissage, pour tous, ici.
Le problème
Dans les Landes, beaucoup renoncent à se former faute de solutions proches, adaptées, flexibles. Les organismes de formation sont souvent loin. Les entreprises manquent de ressources pour former en interne. Et les freins qui font échouer un parcours sont rarement pédagogiques : c’est un plein d’essence, un ordinateur, une garde d’enfant, un dossier de financement qu’on ne sait pas remplir.
La solution inventée
Icifornie a créé un nouveau métier : concierge de formation solidaire.
Son rôle : identifier les besoins, accompagner les personnes, imaginer des solutions sur mesure — formation en situation de travail (AFEST), formations distribuées — et relier entre eux les entreprises, les habitants, les organismes de formation et les tiers-lieux.
Ce n’est ni un métier de formateur, ni un métier d’administratif. C’est un métier de tissage et de traduction, entre le langage des OPCO, celui des entreprises, celui des financeurs et celui des gens.
Ce que ça change concrètement
Un artisan peut former son apprenti directement dans son atelier. Une personne isolée peut suivre une formation numérique dans un tiers-lieu à deux pas de chez elle. Une entreprise peut imaginer des parcours qui répondent à ses besoins réels plutôt qu’à un catalogue.
Et pour les apprenants, ça ressemble à ça :
« On a fait appel à toutes les idées qu’on pouvait avoir, tous les plans, on a eu le soutien du Kl’hub systématiquement. À chaque fois qu’on avait un problème ils essayaient de trouver une solution. Les ordinateurs, c’est eux qui nous les prêtent. Et moralement ils sont là, très dynamiques derrière nous, ils y passent du temps. »
Caroline, apprentie couturière d’ameublement, décembre 2025
Concrètement encore : deux stagiaires habitant Habas ne pouvaient pas payer le gasoil pour venir en formation. Le Kl’hub leur a prêté une voiture. Ce n’est pas de la pédagogie. Sans ça, il n’y a pas de pédagogie non plus.
La conciergerie ne règle pas tout, et le dire fait partie du métier : elle lève les freins d’accès, elle ne crée pas les emplois qui viendront après. C’est une autre conversation, et elle est ouverte.
Reste l’essentiel : la formation peut redevenir un levier au lieu d’être un obstacle. Et si demain, chaque territoire avait son concierge de formation ?


