Deux commerçantes de Mugron : « Ces formations nous permettent de sortir de notre quotidien »

vignette entretien deux commercantes

Delphine, de l’huilerie paysanne Oléande, et Dominique, fleuriste, ont suivi la formation à la digitalisation des commerçants et artisans au Kl’hub. Entretien au déjeuner du concierge.

Deux commerçantes, une même formation

Je les ai extraites du buffet et d’une belle conversation. Je leur demande de se présenter et de dire ce qu’elles font ici aujourd’hui.

Delphine Cabannes : Je travaille à l’huilerie paysanne Oléande, sur la zone artisanale de Mugron. Ma présence ici, c’est d’abord un remerciement au Kl’hub, qui est aujourd’hui, sur le paysage mugronnais, une structure riche d’initiatives. Il propose un panel d’animations et, aujourd’hui, de formations, notamment à destination des entreprises.

Dominique Lassabe : Je suis mugronnaise aussi. J’ai une boutique de fleurs à Mugron et une entreprise de parcs et jardins. Je suis venue facilement aujourd’hui, parce que j’ai suivi une formation avec la personne qui vient de se présenter. Maintenant, c’est peut-être plus facile pour moi de venir aux actions menées par le Kl’hub, qui sont à chaque fois intéressantes, intrigantes. Intrigantes dans le sens où elles sont un peu différentes de ce qui peut être proposé par d’autres acteurs du territoire ou d’autres associations. Je ne viens pas pour une raison en particulier, plutôt pour comprendre en quoi le Kl’hub et les gens qui gravitent autour peuvent nous aider dans nos problématiques à nous.

Un mail, un lundi, quatre demi-journées

Je leur demande comment elles ont eu vent de la formation et ce qui les a décidées à passer la porte.

Dominique : J’ai reçu le mail, qui avait été adressé, je pense, à tous les commerçants, entreprises et activités libérales. J’y suis allée parce que c’était un sujet que je ne maîtrise pas du tout, l’informatique, les réseaux sociaux. C’était une lacune chez moi, un manque. Et cette formation était parrainée, financée par l’ALPI. L’ALPI, je connaissais : une structure publique, connue ici pour son soutien sur l’informatique. Pour moi, c’était un gage de sérieux. Et c’était le lundi. Les formations sont souvent très intéressantes, mais elles ne sont pas adaptées aux commerçants, en termes de date ou de jour. Là, c’était le lundi, donc pour la plupart d’entre nous, c’était possible. Et c’était sur quatre demi-journées. Ça ne nous prenait pas la journée entière, et ça nous permettait d’avoir le sujet en tête pendant plusieurs semaines.

Delphine : Je rejoins Domi sur tout ce qu’elle vient de dire. À Oléandes, nous sommes une petite équipe, et comme toute entreprise locale, nous avons un planning très chargé. C’est tombé sur des lundis où nous étions disponibles. La communication et tout ce qui est numérique, on a parfois tellement la tête dans le guidon, et pourtant c’est indispensable au fonctionnement et à la promotion de nos structures. C’était une formation bienvenue. Je connaissais le Kl’hub dans le paysage mugronnais, mais c’était la première fois que je mettais vraiment les pieds dedans. Je crois que ça donne envie d’aller plus loin. Quand on est mugronnais, ça permet de s’ouvrir, professionnellement et personnellement, à de nouvelles initiatives, de nouvelles personnes, des échanges, des rencontres. C’est chouette, vraiment.

« Quand on est mugronnais, ça permet de s’ouvrir, professionnellement et personnellement, à de nouvelles initiatives, de nouvelles personnes, des échanges, des rencontres. C’est chouette, vraiment. »

Pousser la porte du Kl’hub

Je demande si quelque chose les a surprises en côtoyant l’équipe du Kl’hub dans ce cadre. Dominique répond.

Surprise, non. Pendant un temps, j’ai été coprésidente de l’association des commerçants. Au tout début du Kl’hub, on nous avait conviés à participer au conseil de gouvernance, ou je ne sais plus comment ça s’appelle. J’y suis allée une fois, puis c’était plus compliqué, je n’ai pas pu trop y aller. J’avais donc déjà eu un premier pied dedans. Je n’étais surprise ni par la structure ni par les locaux. C’est juste que, jusque-là, rien ne m’avait particulièrement interpellée dans ce qui était proposé.

L’opportunité de cette formation a été multiple : rouvrir les portes, comprendre qu’il se passait des choses un peu différentes à cet endroit, avec un mode de fonctionnement différent, des espaces partagés. Ça, j’ai toujours été convaincue que c’est très intéressant pour certains types de professions. Si j’étais en profession libérale, seule chez moi, c’est le genre d’endroit que j’aimerais côtoyer. Nous avons été très bien accueillis, c’est convivial, il y a des gens vraiment différents, et c’est ce qui rend l’endroit intéressant. La formation a été très sérieuse et très intéressante. Ça m’a confortée.

« Si j’étais en profession libérale, seule chez moi, c’est le genre d’endroit que j’aimerais côtoyer. Nous avons été très bien accueillis, c’est convivial, il y a des gens vraiment différents, et c’est ce qui rend l’endroit intéressant. La formation a été très sérieuse et très intéressante. »

Brevo, un outil qu’elles ne seraient pas venues chercher

Je leur demande ce que la formation a permis pour elles.

Delphine : J’avais quelques notions en communication, plutôt sur le rédactionnel, pas sur le côté technique. J’ai beaucoup apprécié de prendre connaissance de Brevo. Loin de moi de dire que je le maîtrise, j’en suis bien loin, et il y aurait encore beaucoup de temps à y accorder. Mais c’est un outil pour l’emailing, les newsletters, tout ce qui est communication digitale, où le gain de temps peut être assez conséquent. Il y a aussi un côté où l’on peut gagner en vente, économiquement ; j’ai moins appréhendé cette partie, elle demande une maîtrise encore plus poussée. Je l’ai déjà utilisé deux ou trois fois, non sans mal, et j’envisage de poursuivre cet effort, suivant évidemment notre vie quotidienne dans l’entreprise. Il faut dégager du temps pour ça. Il faut se l’imposer, je crois.

Je relève que ça en fait gagner, mais qu’au départ, ça demande du temps consacré. Dominique acquiesce et poursuit.

Dominique : Je pense comme Delphine. Je pensais venir chercher une formation sur les réseaux sociaux, qui me manquait. Ce n’était pas exactement ça. La formation portait plutôt sur des choses que je ne connaissais pas. Je ne serais pas venue les chercher, puisque je ne savais pas que ça existait. La suite Brevo, pour moi, ça a été une découverte, et plein d’autres choses aussi. On a quand même un peu parlé des réseaux sociaux : il y avait des choses basiques que je ne faisais pas, et des choses plus poussées, comme Brevo.

« La formation portait plutôt sur des choses que je ne connaissais pas. Je ne serais pas venue les chercher, puisque je ne savais pas que ça existait. La suite Brevo, pour moi, ça a été une découverte »

Je ne suis pas allée aussi loin que Delphine, parce que ma motivation s’est arrêtée à la porte de sortie. J’étais très motivée en sortant de la formation, et après, le temps a eu raison de ma motivation. Je ne suis pas allée plus loin, mais je ne désespère pas.

Surtout, ces formations nous permettent de sortir de notre quotidien et de voir qu’il existe des choses. Elles nous permettent de prendre un peu de recul sur ce qu’on fait tous les jours. Comme c’était sur plusieurs semaines, on restait dedans longtemps : on sortait en se disant qu’on pourrait faire ça, améliorer ça dans nos entreprises. On voit des choses qu’on ne verrait pas autrement, parce que ce n’est pas dans notre quotidien, on n’a pas l’habitude de le faire. Notamment cette suite Brevo, ou plein d’autres choses qu’il nous a montrées.

« Surtout, ces formations nous permettent de sortir de notre quotidien et de voir qu’il existe des choses. Elles nous permettent de prendre un peu de recul sur ce qu’on fait tous les jours »

On me dit dans l’oreillette que mon temps est terminé. Je les rends au buffet.

Repères

L’ALPI 40 disposait d’un fonds pour la médiation numérique et avait lancé un appel à projets. Le Kl’hub a choisi de viser les commerçants et les artisans plutôt que le grand public, et a mis en œuvre deux sessions de quatre demi-journées chacune, avec une dizaine de participants (indépendants, commerçants, artisans). Les sujets communs : communication digitale, réseaux sociaux, administration de sites internet, et la facturation électronique qui arrive en 2026-2027. Le formateur, compétent dans tous les domaines, a pu traiter des besoins très individualisés. Lors du bilan final, Nicolas, de l’ALPI, s’est dit étonné que les participants soient venus pour l’ALPI plutôt que pour la marque Kl’hub, alors que l’ALPI s’adresse d’ordinaire aux collectivités et au grand public. Le bilan de cette expérimentation test est une vraie réussite du point de vue de tous les acteurs concernés.

Liens utiles

  • Le Kl’hub
  • L’ALPI 40
  • Formatweb
  • Post lié sur la plateforme : « Top Départ ! Formation digitalisation des commerçants et artisans » (27 octobre 2025)

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Photos suggérées

À identifier dans l’inventaire photos : déjeuner du concierge du 20 janvier 2026 (buffet, participantes) ; séances de la formation digitalisation au Kl’hub

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