Journal de Bord #3 : la fourmilière et les bitcoins

icifornie journal de bord 03

Troisième épisode du journal de bord de l’équipe cœur d’Icifornie : "Nous commençons à créer un capital immatériel local, pour travailler ensemble autrement."

L’humeur du moment

  • Véronique : « quand je ferme les yeux, je vois une fourmilière. »

  • Gilles : « heureux du démarrage, soucieux des objectifs et confiant dans le dernier quadrimestre 2025. ONLR (on ne lâche rien…). »

  • Sylvie : « le flou qui nous assaille, c’est parce que le futur n’est pas encore écrit. C’est ce qu’on est en train de construire et qu’on ne perçoit pas encore tout à fait. »

Faits marquants et rencontres

  • Embarquement au sein de la Task Force Entreprises Landes Est : premières réunions, perception de défiance envers le Kl’hub, mais reconnaissance croissante de notre action vers les entreprises.
  • Rencontre avec Cassandre Bague (coordinatrice du Campus connecté de Mont de Marsan) et Catherine Manceau (responsable du développement économique) : visite inspirante dans les locaux de l’ancienne École Normale des Institutrices. Possibilité d’un partenariat « gagnant-gagnant » pressentie.
  • Participation de Rémi au Faire Festival à Toulouse pour représenter la conciergerie de formation solidaire : fierté mêlée d’inquiétude sur le risque de récupération prématurée de concepts encore en phase de consolidation.

Réflexions et questionnements

  • Gilles : « je pressens une capacité collective nouvelle à créer du commun autour du service aux entreprises. »
  • Vigilance sur le timing du déploiement et de la communication : « trop tôt, et on se fait dépasser ; trop tard, et le projet pourrait rester invisible.« 

Intentions et idées pour la suite

  • S’engager concrètement dans la Task Force, en ciblant les établissements de santé, du soin et de l’accompagnement.
  • Utiliser cette nouvelle « casquette » pour rencontrer les entreprises du secteur prioritaire sur le territoire.
  • Projeter l’installation d’une antenne du Campus connecté directement dans la conciergerie.

Images partagées

  • Un gros paquet de bitcoins : « Nous commençons à créer un capital immatériel local, pour travailler ensemble autrement. »
  • Une loupe et une longue-vue : « Regarder dans le détail et, en même temps, se projeter au loin. »
  • Une fourmilière en mouvement : ça s’agite, ça œuvre, ça construit sous la surface.

 

 

La fourmilière et les bitcoins

Le mois de mai est bien entamé, et l’équipe se déploie sur plusieurs fronts. Entre prises de contact institutionnelles, nouvelles coopérations en germe et vigilance quant à la valorisation des idées fondatrices du projet, chacun avance avec une conscience plus aiguë des enjeux à venir. Le climat est lucide, animé, stratège.

Quand Véronique ferme les yeux, elle voit une fourmilière. Une activité souterraine, minutieuse, ordonnée à sa manière. Ça grouille, ça tisse des liens, ça construit, même si parfois, tout semble flou.

Et justement, le flou, Sylvie l’accueille :

C’est parce que le futur n’est pas encore écrit. Ce qu’on perçoit mal, c’est ce qu’on est en train de construire.

Ce jour-là, Gilles est à la fois serein et en alerte. Confiant dans le dernier quadrimestre 2025, mais attentif à ce qui se joue maintenant. Il parle d’une montée en puissance autour de la question du service aux entreprises, et d’une capacité nouvelle à coopérer autour d’un commun.

Il évoque aussi un enjeu stratégique : ne pas se faire déborder par nos propres idées.

On met deux ans à formuler deux concepts clés. Et là, au moment où on commence la preuve de concept, on nous demande de venir présenter notre conciergerie au Faire Festival de Toulouse.

Il y a de la fierté, mais aussi une inquiétude :

Je ne voudrais pas qu’on nous pique le bébé. Qu’on le réplique au niveau national avant même qu’on ait eu le temps de le stabiliser ici.

Les Occitans, dit-il en souriant, sont mieux organisés, ils peuvent dégainer vite.

Pendant ce temps, Rémi (fablab manager au Kl’hub) est justement à Toulouse, en pleine effervescence. Il présente, partage, diffuse. Pas n’importe comment : une synthèse a été préparée, avec soin, pour dire sans tout dévoiler.

Autre moment fort de la semaine : la rencontre avec le Campus connecté de Mont-de-Marsan. L’ancienne École Normale des Institutrices a du charme, l’accueil est chaleureux. Et le potentiel d’un partenariat « gagnant-gagnant » se fait sentir.

Gilles imagine déjà la suite : pourquoi ne pas héberger une antenne du campus directement dans la conciergerie ?

Il nous faut une loupe pour regarder dans le détail… et une longue-vue pour se projeter.

C’est ainsi que le collectif avance. Avec prudence et ambition. Avec cette sensation étrange de courir après son propre rythme.

Et toujours cette image en tête :

Je vois comme un gros paquet de bitcoins : on commence à créer un capital immatériel local. Une richesse nouvelle, invisible, mais bien réelle.

Quelque chose est en train de se tisser. Discrètement. Mais sûrement.

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